... et aussi ...
Pour l’instant, les dysharmonies entre les pays européens sont nombreuses : certains pays d’Europe, dont la France, ont adopté des réglements plus stricts que les autres. La certification AB française est ainsi plus contraignante que celle de certains de nos voisins. Et c’est tant mieux pour nous !
Si l’on peut comprendre que l’Europe veuille tenter d’harmoniser les choses, le projet qui se prépare est très inquiétant pour l’avenir de la bio.
Il a été monté sans concertation avec les premiers concernés, à savoir les producteurs, transformateurs et consommateurs.
Amendé plusieurs fois en 2006, il a fini par être adopté par les ministres de l’Agriculture européens en décembre dernier. Il devrait être applicable en janvier 2009.
Aussi étonnant que cela puisse paraitre, selon les règles européennes actuelles, en bio comme en conventionnel, les produits peuvent être commercialisés "sans OGM" s’ils n’en contiennent pas plus de 0,9%. En bio, il s’agit bien sûr de contamination accidentelle, mais quand même ! La réglementation française, bien sûr, est plus stricte ! (Si vous voulez creuser, allez sur le site du ministère de l’agriculture
Le nouveau règlement ne modifie pas cette disposition. Seulement quatre pays réclament un seuil de contamination OGM accidentelle plus bas pour la bio.
Le projet prévoit aussi la possibilité de faire référence au bio à partir d’un unique ingrédient bio dans des ingrédients conventionnels non limités (ex : vive le yaourt Beurk avec juste 1% de fraise bio qui pourra s’en glorifier !) Les agriculteurs bio de la FNAB (fédération nationale) craignent aussi pour le système d’importations, possiblement plus laxiste, et pour d’autres problèmes sur les règles d’élevage, l’accès pâturages, les traitements vétérinaires... Il y aurait aussi désormais des algues bio, des levures bio...
Enfin, le texte n’interdit plus explicitement l’utilisation de substances chimiques de synthèse ! Et plus question de tenter de se protéger en légiférant aux plans nationaux, les cahiers des charges nationaux ne serait plus autorisés. Bref, c’est très alarmant.
Que pouvez-vous faire ? Vous mobiliser !
Allez sur le site de nature et Progrès et signez la pétition !